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Michèle Vianès a évidemment consacré la chronique "regards de femmes" du 7 mars dans le Grand matin week-end de Sud Radio, animé par Maxime Ledo à la journée internationale des droits des femmes.

Voici le lien
https://www.sudradio.fr/emission/regards-de-femmes-2-139

Et le verbatim

Le 8 mars n’est pas une parenthèse. Ce n’est pas une date symbolique que l’on referme le lendemain.
C’est un point d’appui dans un combat qui dure toute l’année.
Parce que les droits des femmes ne reculent pas un seul jour par an…mais ils ne progressent pas non plus un seul jour par an.
Le 8 mars est un moment de visibilité
. Mais le travail commence avant et continue après.

Depuis octobre, nous agissons très concrètement pour la présence des femmes  aux municipales : former des femmes à être candidates aux élections, les préparer à exercer des responsabilités, leur donner les outils pour comprendre et transformer l’action publique.
Car plus de femmes élues, ce sont plus de politiques attentives à l’égalité : lutte contre les violences, autonomie économique, égalité professionnelle, éducation à l’égalité.
La représentation politique n’est pas un symbole. Elle change la décision publique — et donc la réalité.

En tant qu’ONG, nous  intervenons également dans le contexte international.

Dans un contexte international marqué par la montée des intégrismes politiques et religieux, les droits des femmes subissent des offensives de plus en plus assumées. Notre responsabilité est claire : nommer les régressions et défendre l’universalité des droits humains.

C’est pourquoi nous avons ouvert notre séquence d’engagement dès le 4 mars à Bruxelles, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, par une conférence consacrée à une notion essentielle : l’apartheid fondé sur le sexe.
Employer ces mots c’est qualifier juridiquement des régimes qui organisent la ségrégation et la domination des femmes — notamment en Afghanistan et en Iran.
 Exclure les femmes de l’éducation, de l’emploi ou de l’espace public n’est pas une tradition : c’est une violation des droits humains

La semaine prochaine nous serons à New York pour la Commission de la condition des femmes (CSW70) des Nations unies.

La CSW est un rendez-vous majeur. Cette année, la session met notamment l’accent sur l’accès effectif à la justice pour les femmes et les filles, en particulier pour lutter contre les violences.

Nous y porterons un enjeu devenu central : les violences en ligne. Cyberharcèlement sexiste, campagnes de dénigrement, diffusion d’images intimes sans consentement, raids numériques ou surveillance dans le couple : ces violences ont explosé en dix ans. Elles mettent à l’épreuve la capacité des États à protéger les femmes.

Lors de notre événement à l’ONU, des parlementaires de plusieurs continents compareront les lois mises en place dans leur pays. Les cyberviolences ignorent les frontières (flyer ci-dessous).
La réponse doit être internationale : harmonisation des lois, coopération judiciaire et diplomatie parlementaire.

Des parlements locaux jusqu’aux Nations-Unies, le 8 mars rappelle une chose : l’égalité se conquiert chaque jour