Le 31 Aout 2023 , la CLEF a publié un Communiqué de presse suite à la décision de recevabilité de la question sur la Pénalisation des clients prostitueurs :

 

Pénalisation des clients prostitueurs :
La Cour européenne des droits de l’Homme va-t-elle abandonner les dizaines de milliers de personnes prostituées pour qui la pénalisation des clients est une avancée considérable ?

Aujourd’hui, 31 août 2023, la Cour Européenne des droits de l’Homme, saisie sur la question de la pénalisation des clients prostitueurs de la loi de 2016, a acté la recevabilité de la demande des requérants, sans se prononcer sur le fond, renvoyant la décision à plus tard.

Comme indiqué dans le communiqué de la Cour, cette décision de recevabilité n’implique en rien le “bien-fondé” de la requête.

Voir le Communiqué de presse

La CLEF organise un événement :

 

"Prostitution : ni un travail ni du sexe ! Journée de sensibilisation pour l'abolition" 

le samedi 3 juin 2023 au Palais du Luxembourg à partir de 9 heures.
Il s'agit d'un colloque d'une demie-journée qui rassemblera personnalités politiques, expert·es internationales et survivantes de la prostitution. 
 

Programme détaillé de la rencontre


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Claire Desaint, vice-présidente de REFH - membre de la Clef - et de FDFA et administratrice de la Clef est intervenue au mardi de la CLEF sur l'exploitation du corps des femmes comme violence, dans le continuum de la prostitution et de la GPA.

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Etant donné que ce sont les vacances, le Mardi de la Clef n'aura lieu qu'à distance.

 

Du 20 novembre au 13 décembre, le Mouvement du Nid fait tomber les masques de respectabilité, voire de « progressisme » que certains mettent sur le système patriarcal et raciste de la prostitution à travers une série d’initiatives.

Cette année, le Mouvement du Nid a choisi d’inscrire dans une seule et même campagne de sensibilisation toutes les actions qu’elle conduit à l’occasion des journées des 20, 25 novembre et 10 décembre, pour alerter sur le système prostitueur : ni du sexe, ni un travail, c'est une violence sexiste et sexuelle contre les femmes et les filles, et une atteinte aux droits fondamentaux des enfants et des femmes, perpétrée par des hommes "clients" prostitueurs.

20 novembre : Journée mondiale des droits des enfants 

Prostitution des mineur·es : Mobilisation générale !

Le Mouvement du Nid dévoile ses affiches de prévention et sa brochure jeune public, qui s'inscrivent dans une approche globale de la prostitution des mineur·es

  • Attrait pour de l’argent facile ? Expérience d’ado ? Les apparences de la prostitution sont trompeuses pour les jeunes mais aussi pour les adultes. La prostitution heureuse ou féministe n’existe pas : les survivantes et les personnes, majeures ou mineures que nous accompagnons nous en font le récit.
  • Il n’y a pas d’argent facile, on ne s’enrichit pas avec la prostitution, mais on en garde à jamais des séquelles physiques et psychologiques. Ceux qui s’enrichissent, ce sont les exploiteurs et les proxénètes.

Les affiches : Avec ces visuels qui peuvent toucher tant les victimes (garçons et filles) que l’entourage et les témoins, l'ambition est de s’attaquer à un pivot de la prostitution des mineur·es : son image édulcorée au travers de représentations mensongères, devenues banales dans les médias et les réseaux sociaux, dont la plus emblématique est le personnage de la « sugar baby ». Cette campagne porte une variation autour de deux visuels : le premier invitant, sans jugement et sur un ton léger, les jeunes à remettre en cause la marchandisation de la sexualité ; le second suggérant que les jeunes en prostitution sont bien victimes de violence, même si celle-ci est dissimulée.

La brochure : Comment aborder un sujet aussi sensible et pétri d’idées reçues que la prostitution avec des jeunes de 15 à 25 ans? En prévention, le Mouvement du Nid replace ce thème au cœur de l’éducation à la sexualité : aborder les stéréotypes et l’égalité femmes hommes, l’égalité et le désir partagé dans les relations amoureuses, la vie affective et la sexualité, puis les violences sexistes et sexuelles, dont la prostitution.

Voir sur le site du Mouvement du Nid

Toutes les infos sur leurs outils

Ni un travail ni du sexe, la prostitution est une violence sexiste et sexuelle contre les femmes et les filles
Voir sur leur site 

 

 

 

5 ans après son entrée en vigueur, la loi du 13 avril 2016 a prouvé qu’elle était un bon outil pour changer le regard de la société et donner des droits et des alternatives aux personnes prostituées.

Mais elle est encore loin d’être suffisamment mise en œuvre. Le portage politique et les moyens sont très insuffisants.

Plusieurs associations se sont réunie dans une Fédération informelle, FACT-S, et des personnes survivantes de la prostitution, pour faire le bilan de la loi du 13 avril 2016 et formulé leurs recommandations pour une phase II qui permettrait de faire sortir 40 000 personnes de la prostitution en 10 ans: FACT-S réunit l'Amicale du Nid, le Mouvement du Nid, la Fondation Scelles et CAP International.

Le Mouvement du Nid publie sur son site un article demandant une phase 2 de la loi  !

Quelques extraits :

"Comme l’ont démontré à la fois le rapport inter-inspections de juin 2020 et le rapport de FACT-S, Fédération des acteurs de terrain aux côtés des personnes prostituées et des survivantes de la prostitution, dont nous faisons partie, publié en février 2021, la loi du 13 avril 2016 est une loi complète et concrète pour renforcer la lutte contre le système prostitueur et accompagner les personnes prostituées. Que ce soient les commissions départementales de lutte contre la prostitution, les parcours de sortie ou les mesures de pénalisation et responsabilisation des « clients », ça marche ! En revanche, la loi n’est pas mise en oeuvre partout, certains pans de cette loi ne le sont pas du tout et globalement, la volonté politique de réduire effectivement de manière significative le. nombre de victimes de la prostitution est insuffisante.

C’est d’autant plus regrettable que malgré cela et sans campagne nationale de communication depuis 2017 sur la loi, le changement de regard a commencé à opérer. En janvier 2019, 78% des Français·es, se déclaraient favorables à la loi du 13 avril dans un sondage Ipsos-CAP international. En outre, on le voit, la société s’inquiète de façon grandissante de la prostitution des mineur·es, c’est un signe d’un abaissement du seuil de tolérance aux violences. Même chose dans les tribunaux où les peines pour proxénétisme ou violences envers les personnes prostituées, sont nettement plus en adéquation avec les violences subies qu’avant. Mais si ces résultats positifs sont là, l’impunité des prostitueurs « clients » reste la règle.

Quatre revendications principales :

  • Plus de parcours de sortie, au moins 4 000 par an, mieux dotés.
  • Plus de prévention à destination des jeunes de plus en plus confrontés à l’hypersexualisation et au proxénétisme
  • Moins d’impunité pour les prostitueurs, proxénètes et surtout « clients »
  • Des campagnes de communication pour faire connaître mieux la loi aux personnes concernées, intégrer la prostitution dans toutes les campagnes sur les violences faites aux femmes, et pour faire comprendre la nécessité de l’interdiction d’achat d’acte sexuel dans un objectif d’égalité femmes-hommes.

Extrait du Rapport FACT-S

Partout où cette loi est appliquée, elle est efficace parce qu’elle est juste et équilibrée. Elle prévoit la prévention de la prostitution auprès des jeunes ; elle ouvre des droits, protège les victimes du système prostitutionnel et leur permet d’en sortir quand elles le souhaitent ; elle sanctionne les proxénètes, les trafiquants et les « clients » qui sont à l’origine de cette violence.

Article de l’Amicale du Nid : cette loi d’abolition est nécessaire

CP du Haut Conseil à l’égalité

Le Comité Interministériel du Suivi de la loi s’est réuni le lundi 08 février 2021 .